Ainsi, ton âme s’est rendue accessible à l’Amour et à la venue de la Lumière grâce à ton « travail » ou au dépouillement de toutes les mauvaises sensations que tu « cultivais » autrefois en toi.
Et, on peut dire qu’un pas de géant a été franchit, car comme on dit « c’est le premier pas qui coûte ».
Maintenant tu marches vers Dieu.
Tu arrives à ce qu’on appelle « la nuit des sens » » ou au terme du sevrage douloureux de tous tes sentiments (colère, jalousie, orgueil etc….) tant ils ont été réprimés puisque si auparavant tu les utilisais pour toi, il en va tout autrement à présent car désormais tu te gardes bien de dire du mal du prochain, de projeter de force tes idées sur les autres etc….
Ainsi, ton âme commence à connaître l’humilité.
Tes sens, désormais pacifiés, te faisant expérimenter une paix savoureuse qu’avant tu ne connaissais pas.
Dorénavant, c’est sûr, (forte de sa confiance en l’Amour) ton âme pourrait en rester là pour raffermir ses proches et aussi pour aider tous les autres car ton âme a pris le chemin de la Vie et elle terminera sa purification dans « l’au-delà », comme on dit.
Mais, malgré tout, il faut noter que :
1) l’action du feu purificateur de l’Amour est bien plus pénible après l’abandon de la dépouille mortelle puisque ton âme le subit alors passivement car elle ne peut plus agir comme elle le faisait auparavant.
2) Et, aussi que:
Tant que tout n’est pas fini sur cette terre, ton âme risque toujours de « retomber » dans le monde et de se retrouver dans des conditions pires qu’avant d’avoir été vertueuse car on voit souvent des âmes en chemin qui en viennent à manquer à l’humilité ou à cette qualité qu’on considère comme la reine et la sauvegarde de toutes les vertus.
De sorte, qu’on les voit toujours aux pèlerinages, toujours aux premières places et toujours prêtent à admonester la « bonne » parole aux autres tant elles aiment à afficher leur pseudo sainteté de même que le coquin s’affuble de beaux vêtements pour mieux berner son entourage.
Ces âmes dont nous parlons ont souvent reçues des « signes » pour les engager à ne pas s’arrêter et à poursuivre leur purification.
Mais, au lieu de continuer humblement, elles s’arrêtent et s’en servent pour gruger leurs amis voir leurs confesseurs (enfin, ceux qui leur conviennent !) tant elles estiment qu’elles ont pratiquement tout faits.
Et, à vrai dire, à moins qu’un choc miraculeux ne les amène à réaliser leur folie, on considère qu’elles sont irrémédiablement perdues.
Comme nous l’avons dit, les sens ont été réprimés.
Et, une âme pouvant se parfaire, faute de le faire, risque de « tomber »dans tous les pièges que nous venons de signaler.
La Lumière ayant été plus forte dans une âme qui a mieux consentit à la venue du Seigneur; une telle âme aura endurée finalement un conflit assez violent entraînant un perte momentané de son esprit pour qu’elle cède et qu’enfin la Lumière l’éblouisse.
C’est un peu comme une vague qui a été trop longtemps contenue et qui « éclate » au point que tout est Lumière dans la partie supérieure de l’âme.
Car, l’âme ne voit rien d’autre, sinon cette Lumière qui est d’une blancheur inouïe et inconcevable .
Puis, l’âme expérimente l’effet de cette Lumière.
C’est à dire, une paix ineffable.
Et, une paix qui dure tant que désormais l’âme s’aperçoit qu’elle « entre » facilement en contemplation.
De sorte, qu’elle est comme « saisit » par cette paix suave qu’elle goûte comme si elle ne voulait plus jamais s’en détacher.
Car, à présent l’âme est devenue contemplative.
Et, elle réalise dès lors, peu à peu, ou avec les années, qu’elle a tout reçu dans cette Lumière.
Ainsi, la Lumière est venue, puis la Lumière a disparue constate l’âme.
C’est comme si elle avait comme ouvert une porte.
Et, elle croit maintenant que cette porte est fermée tellement elle est dans cette Lumière qui excède toutes ses capacités puisqu’elle ne voit plus rien.
Alors, l’âme comprend qu’elle a tout reçu de cette Lumière pour devenir comme cette Lumière qui l’a crée.
De sorte, qu’a terme ou à la fin de sa purification, elle comprenne tout, ainsi que l’a déclaré Jésus qui disait que ce jour là les apôtres ne l’interrogeaient plus.
Lui qui disait encore « Je suis la Lumière, le chemin et la Vie ».
Car, la Lumière montre le chemin qui mène à la Vie.
La Vie qui Est Lumière.
Suivant tous ces « signes » plus ou moins forts au regard de la capacité de l’âme (son degré de compréhension) et de ses imperfections, l’âme est ainsi encouragée à aller de l’avant ou à « s’oublier » tant elle est « guidée » par cette Lumière.
C’est ici donc (et même si elle l’a déjà fait autrefois) qu’elle prend la décision de se donner en holocauste ou sans espoir de retour sur elle-même tant l’Amour encore estimatif qu’elle a de Dieu la porte à lui donner sa vie pour Vivre Eternellement.
Faute de ce don de tout soi-même, que d’autres ne s’y hasarde pas ou qu’ils restent sagement au point des vertus qu’ils ont acquit pour aider les autres et faire tout ce qui est agréable à Dieu.
Tu vois, nous venons de voir la voie purgative, ou l’entrée dans le principe purificateur qui est la source de tous les biens.
Puis, il y a la voie illuminative que nous avons abordé et qui est dite ainsi parce que l’âme commence à être éclairée de l’intérieur ou à comprendre les « choses » de Dieu.
Enfin, il y a la voie unitive.
Et, elle est dite ainsi parce qu’elle achève toute la purification de l’âme qui devient dès lors comme tout ce qu’elle contemple.
Ce qui est très différent de ce qu’elle expérimentait au début de son parcours spirituel puisque alors l’âme contemplait sans le savoir ou sans que cela parvienne à son entendement.
Mais, en « voyant » bien que son âme changeait!